Depuis qu’on a Internet, la campagne politique c’est aussi sur la toile et notamment sur les réseaux sociaux. Il y a de cela une quinzaine d’années, on ne pouvait partager qu’avec ses amis IRL ses idées, trouvailles, parodies et autres joyeusetés politiques. Aujourd’hui, une connexion et hop c’est parti pour, on peut faire l’imbécile se répandre aux yeux de tous. Et force est de constater, que nos amis de l’UMP et du PS se penchent sur la question car on assiste du côté de l’UMP à la fermeture de comptes Twitter après demande auprès de site de gazouillis tandis qu’à gauche on a plutôt recours à la voie juridique.
Un des aspect intéressant de la fermeture de comptes après demande de l’UMP, c’est que certains ont découvert que Twitter n’est pas un truc ouvert où tout le monde pourrait y faire un peu ce qu’il veut mais que c’est bien une entreprise qui a des intérêts et peut-être l’un deux est de ne pas trop froisser les uns ou les autres.
Du côté du PS, j’ai l’impression qu’on est dans l’idéologie du « Nous on a pas de passe droit » et donc on suit la voie légale. Ce qui semblerait logique après les différentes déclarations du candidat Hollande chez BFMTV. Ou alors c’est vraiment que chez Twitter on croit dur comme fer à la réélection de Nicolas Sarkozy et que du coup on aurait renvoyé les socialistes à leurs études.
Bon voilà c’était mon article un peu alambiqué de 00:52…
Vous aviez toujours repoussé le téléchargement « gratuit » du dernier album des Backstreet Boys sur feu MegaUpload et vous vous consolez avec celui des 2Be3 en attendant des jours meilleurs. Et bien sachez que votre vœu est exaucé, vous allez enfin pouvoir écouter de la musique… De la vraie musique… Celle qui fait ressortir vos sentiments les plus enfouis dans votre petit cœur à l’écoute ce chant si mélodieux et complexe accompagné d’une chorégraphie si recherchée :
Plus sérieusement, Anonymous a rendu disponible la discographie et vidéographie de Sony. Mais plus important, ils ont aussi publié des informations sensibles de Sony et de ses employés. Tout cela en protestation à SOPA que Sony soutient et à PIPA(et non pas Pippa la sœur de Kate Middleton). Rappelons que le projet de SOPA a été pour le moment reporté face à la contestation massive qui a eu lieu sur Internet. Mais cette action fait aussi suite à la fermeture de MegaUpload.
On espérait être champion du monde de rugby, de foot, de basket mais heureusement tout espoir n’était pas perdu. On sait maintenant que notre bien-aimée FFFW (Fédération Française de Flicage du Web) a bien œuvré et nous en sommes fiers… Youhoo ! Non, ce n’est pas ça… Yahoo ! Non , pas ça non plus…. Google ! Oui c’est ça !
Dans le dernier Rapport de Transparence de Google, on sait que la France est le premier pays qui demande des informations à google sur le premier semestre 2011. Alors il ne s’agit pas là de nombre de requêtes qui est de 1 300 mais d’un ratio entre le nombre de requêtes et le nombre d’internautes. Quelques chiffres, ça fait toujours du bien :
France : 1 pour 34 500 internautes,
États-Unis : 1 pour 41 000 internautes,
Inde : 1 pour 57 500 internautes,
On notera l’absence de la Chine qui apparemment serait hors catégorie. Notons que Google n’a donné suite qu’à 48% des requêtes de la France. Les 52% restants étants non pertinents ou pire, à la limite de la légalité.
…Majors tombe de haut, qui est-ce qui trinque ? L’utilisateur comme d’habitude. Je m’explique : les Majors viennent d’apprendre que la Freebox Revolution embarque un client Torrent. Rappelons tout de même que cette box a été annoncée en grande pompe en décembre 2010 et c’est seulement maintenant que certains se réveillent. Ainsi des groupes comme Disney ou Warner Bros estiment que cette fonctionnalité de la box est illégale. Oui pour ces sociétés :
NAS + torrent = téléchargement de films en veux-tu en voilà
Je ne suis pas totalement zozo et je suis bien conscient que cette addition s’avère être réelle mais pour autant il ne faut pas confondre l’utilisation et l’outil qui est à mon avis est bien légal puisque la combinaison espace de stockage + torrent existe sur pas mal de PC et je ne vois pas en quoi cela diffère de nos ordinateurs de bureau. Ainsi les Majors reprochent à Free de mettre à disposition de tous un système qui permet d’acquérir sans ordinateur des fichiers protégés par le droit d’auteur. J’ai envie de dire foutaise ! Le torrent permet de télécharger, point barre !
Même si aujourd’hui je n’utilise quasiment pas le téléchargement via torrent, c’est avec une nostalgie certaine que j’écris cet article d’où mon ressentiment envers la réaction des Majors. En effet, le premier fichier que j’ai téléchargé via torrent fut une image iso d’Ubuntu 6.10 suite à un cours de réseau. Je me souviens même l’avoir téléchargé à environ 1Mo/s grâce à un serveur situé à Lyon.
Ce matin la Hadopi rendait son premier bilan d’activité annuel devant la commission des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale. La période étant du 1er 2011 janvier 2010 au 30 juin 2011. On retiendra :
911 970 identifications sur les 1 023 079 addresses IP transmises par la Hadopi soit 89%;
470 935 mails envoyés,
20 598 courriers,
35 003 échanges téléphoniques ou par courrier avec les personnes averties.
18 429 234 saisines envoyées par nos chers ayants droit d’octobre 2010 à juin 2011 sachant que la Hadopi doit traiter au moins 15 000 saisines par jour.
J’ai quelque peu suivi les débats sur le site de l’assemblée nationale et je dois dire que c’est assez marrant de voir le dialogue de sourds entre certains députés qui fustigeaint le bilan de la Hadopi et les membres de celle-ci et quelques députés qui eux ne faisaient que défendre mordicus un bilan qui pour ma part me semble un peu ridicule vu le nombre de dossiers en instruction. De nombreuses questions ont porté sur la protection de la vie privée, notamment concernant le Deep packet inspection (DPI). Malheureusement je n’ai pas eu le temps d’assister à l’ensemble des réponses.
Il faut savoir surtout que la Hadopi a consommé 12 millions d’euros (c’est le chiffre que j’ai entendu de la part d’un député) alors qu’au départ il était prévu 6 millions ajustables selon les besoins pour les uns et définitifs pour les autres.
Je ne veux pas tirer trop de conclusions vu que je n’ai pas visionné tout le débat. J’essaierai de faire un article plus complet dans les prochains jours.
Le livre électronique libre, c’est l’un des combats de Richard Stallman. Pour le président de la Free Software Foundation, le livre électronique doit être libre car à l’heure actuelle il constitue une régression en terme de liberté comparé au livre physique, au livre papier. Ainsi, le but de ce combat est de libérer les livres électroniques des DRM.
Les éditeurs de livres électroniques avancent le fait qu’il faille lester un peu de notre liberté afin de pouvoir continuer à payer les auteurs. À cela Stallman, leur propose une rémunération via la popularité. Popularité qui serait calculée via les fournisseurs d’accès à Internet. Cette proposition, il est vrai, ressemble pas mal à la licence globale.
Mais derrière tout cela il y a aussi, ne l’oublions pas une histoire de collecte de données. En effet, sauf si vous y allez avec votre carte client, il est assez rare qu’au moment de passer à la caisse on vous demande de donner noms et prénoms pour acheter un pavé, aussi gros soit-il. Par contre, pour le livre électronique c’est bien simple c’est automatique. Perso que tout le monde sache que j’adore un écrivain comme Yasmina Khadra ne me dérange pas, mais j’imagine que certains ne veulent pas qu’on sache qu’ils lisent des harlequins.. Pour ma part je lis plutôt des Luna mais vous me direz on s’en **** et puis l’important c’est :
Les grands de ce monde réunis à Deauville lors du G8 ont fait une déclaration commune concernant la propriété intellectuelle dans laquelle ils s’engage à la défendre plus ardemment. En gros Hadopi & Cie n’ont pas trop de mouron à se faire. Voici le point 5 de cette déclaration :
Nous nous sommes penchés sur de nouveaux thèmes, tels que l’Internet, qui sont essentiels pour nos sociétés, nos économies et notre croissance. Pour les citoyens, l’Internet est un outil unique d’information et d’éducation ; il contribue ainsi à la promotion de la liberté, de la démocratie et des droits de l’homme. L’Internet facilite de nouvelles formes d’activités économiques et stimule l’efficacité, la compétitivité et la croissance économique. Les pouvoirs publics, le secteur privé, les utilisateurs et d’autres acteurs encore, ont tous un rôle à jouer pour créer un environnement favorable au développement équilibré de l’Internet. À Deauville, en 2011, pour la première fois au niveau des chefs d’État et de gouvernement, et en présence de plusieurs dirigeants clefs de l’économie de l’Internet, nous nous sommes entendus sur plusieurs principes fondamentaux, tels que la liberté, le respect de la vie privée et de la propriété intellectuelle, la gouvernance multi-acteurs, la cyber-sécurité et la protection contre la criminalité. Ces principes sont à la base de la force et du rayonnement de l’Internet. Le Forum e-G8, qui s’est déroulé à Paris les 24 et 25 mai, a apporté une précieuse contribution à ces débats.
Tout cela est joliment écrit mais j’attends de voir ce que cela va donner en terme de législation et de décisions politiques…
Tim Berners-Lee qui est considéré comme le principal inventeur du Web et qui préside le World Wide Web Consortium (W3C) est très remonté contre Facebook qui selon lui ne joue pas le jeu d’un Web ouvert et universel. Toujours d’après Tim Berners-Lee qui est considéré pour certains comme « l’un des deux plus importants scientifiques du XXe siècle, aux côtés d’Albert Einstein », Facebook segmente le Web. Il faut dire qu’avec ses 600 millions d’utilisateurs Facebook revendique près d’un tiers des internautes et que le géant du Web est peu enclin au partage de données et à l’ouverture comme le démontre son affaire récente contre Google.
Quand on compare widgets, boutons et API Facebook et Twitter on se rend compte qu’avec Twitter c’est le contenu qui est au centre de celles-ci alors qu’avec Facebook on est juste renvoyé vers le site de réseau social sans pouvoir réellement faire quelque chose. Personnellement l’idée de clôturer mon compte Facebook me trotte depuis un moment pour la simple et bonne raison que je me demande souvent : mais qu’est-ce que j’y fais ? Excepté le partage de liens et mes tweets qui y sont automatiquement publiés je n’en vois pas vraiment l’intérêt. Surtout que récemment je ne sais pas si c’est moi mais j’ai l’impression d’attirer des hurluberlus sur ce site : j’ai eu 2 invitations avec des photos de nudistes cette semaine par exemple…
Google s’est engagé à supprimer toutes les données récoltées sur les réseaux WIFI ouverts concernant son service Street View. Ce à la demande du Commissaire de l’information britannique. Aucune amende ne sera payée par Google qui s’est engagé à modifier sa procédure de collecte d’information et à sensibiliser ses employés à cette problématique.
Un audit sera réalisé par le Bureau du Commissaire de l’Information (Information Commissioner’s Office) d’ici à neuf mois afin de s’assurer que le travail de suppression de ces données a bien été fait chez nos amis de Google.
On savait déjà que beaucoup de journalistes pour ne pas dire la majorité reprenaient des informations sur la toile pour en faire leurs choux gras souvent même sans vérifier un temps soit peu ces informations. C’est ce que font aussi beaucoup de blogs et de sites comme Web-Petit (je n’ai pas de problèmes avec ça) sauf que j’essaie de vérifier un minimum. Mais tout de même l’AFP (Agence France Presse) qui se serait approprié (conditionnel : courageux mais pas téméraire ! ) le travail d’autrui, c’est quand même fort de café quand on connait les restrictions de réutilisation de leurs articles.
Notre histoire concerne un photographe du nom de Daniel Morel qui a publié des photos après le séisme en Haïti. Le seul hic c’est que toute photo publiée sur Twitpic appartient à son auteur mais l’AFP ne le voit pas ainsi. Pour eux, puisque c’est sur un réseau social c’est libre de droit et ils ont donc utilisé les images de notre photographe haïtien en les créditant à un certain Lisandro Suero qui avait lui même piqué le travail de Daniel Morel. L’AFP s’était rabattu sur ce Suero car Daniel Morel n’avait pas répondu à leurs appels du pied.
Notre photographe haïtien a donc assigné l’AFP, Getty Images et des chaînes TV américaines en justice aux États-Unis. Il réclame pas moins de 150 000 dollars pour chaque utilisation.