Julian Assange s’est livré à la police anglaise. Un mandat d’arrêt international avait été lancé contre lui. Son avocat a indiqué que l’australien n’était pas poursuivi pour viol mais pour « sexe par surprise. » Deux femmes ont porté plainte contre lui, l’une parce qu’il aurait refusé de porter une capote anglaise, l’autre parce qu’elle le soupçonne de l’avoir percé. La justice britannique a refusé une mise en liberté sous caution. Tiens v’là une ch’tite vidéo de BFM TV à ce sujet :
Pendant ce temps en France, malgré 3 saisies des Tribunaux de Grande Instance de Lille et de Paris, la justice française ne s’est pas prononcée sur le cas Wikileaks. Quant à notre ministre Eric Besson, sur l’antenne de France 2 celui-ci a réfuté avoir demandé l’interdiction de Wikileaks mais il n’a fait qu’une demande d’information.
En tout cas un truc est certain : si les gouvernements veulent mettre des battons dans les roues de Wikileaks ils vont également se frotter à pas mal d’internautes et de hackers qui soutiennent le site publication de fuites. On notera les nombreux internautes qui ont créé des miroirs du site ou encore l’attaque de Mastercard par des hackers après que ce-dernier est refusé de servir de fournir ses services à l’instar de Paypal.
Eric Besson veut expulser Wikileaks de nos frontières ce qui me fait penser que notre ministre a de la suite dans les idées, demandes aux Roms qui eux savent de quoi je parle. Pour ce faire notre ministre de l’industrie a envoyé un courrier au Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) afin que ce dernier étudie une façon de pouvoir expulser ce site hors de France. Oui, hors de France car le site de Julian Assange est hébergé chez OVH. Hébergement que Wikileaks a contracté après s’être fait bouté hors des États-Unis et des serveurs d’Amazon.
OVH de son côté a saisi le juge en référé (en gros un juge d’urgence) afin que celui-ci se prononce sur la légalité de la présence de Wikileaks sur le territoire français. Dans l’absolu OVH n’est pas responsable du contenu de Wikiliaks car il n’est pas l’éditeur du site mais le prestataire technique. Seul une décision de justice pourrait obliger l’hébergeur roubaisien à retirer le site. D’ailleurs le directeur général n’a su que par la presse que Wilileaks était hébergé sur les serveurs d’OVH.
Personnellement ce qui me fait le plus rire dans cette affaire Wikileaks ce ne sont ni les gouvernements, ni les politiques, ni la justice, ni les attaques de DDOS mais c’est la jalousie de certains journalistes. Comme Wikileaks n’a demandé qu’à cinq journaux (The New York Times, The Guardian, El Pais, DerSpiegel et Le Monde) de les aider à mettre de l’ordre et filtrer dans les notes, certains de ceux qui n’ont pas eu accès en avant-première à cette manne (Big Up à Moïse ! ) inespérée donnent des leçons de morale à ces grands quotidiens mondiaux. Comme quoi que l’information serait volée alors il n’aurait pas fallu la publier. Comme si eux ne l’avait jamais fait même si ce n’est qu’à plus petite échelle.
J’attends maintenant la suite du feuilleton. Pour une fois je ne citerais pas les sources que j’ai lu/vu/entendu pour écrire cet article tant il y en a. Entre les émissions, les Journaux télés et radios, les sites d’information, les forums, le café du commerce et autres, la citation des sources serait quasiment aussi longue que l’article.
Wikileaks pose problème non seulement aux gouvernements, notamment l’administration américaine mais aussi à certaines ONG. Faisons un petit retour arrière en expliquant ce qu’est Wikileaks et profitons-en pour rappeler quelques faits.
Qu’est-ce que Wikileaks ?
Fondé par Julian Assange (« ancien » hacker), Wikileaks est un site Web d’information qui se présente sous la forme d’un Wiki (il est propulsé par MediaWiki). Son but est de publier toute information et document jugés confidentiels par les états. Beaucoup de personnes y participent : des dissidents chinois, iraniens mais aussi des personnes travaillant pour des gouvernements et de grandes entreprises. Ah oui au fait, en anglais leaks signifie fuites.
Quelques faits récents…
Wikileaks a récemment publié des informations sur les actions des forces armées américaines et autres présentes en Afghanistan.
Le site d’information a également publié des documents relatifs au procès de Marc Dutroux.
Mais en quoi Wikileaks peut poser problème ?
Il en tentant de penser qu’enfin un site nous dévoile tous les petits secrets des états et comme la plupart des personnes qui aiment le libre (pas le libertinage, le libre ! ) je suis assez ravi de savoir qu’il y a un caillou dans les bottes de certains gouvernements.
Mais, parce qu’il y a un mais, les informations publiées sur Wikileaks peuvent ou pourraient se révéler dangereuses pour des informateurs ou toute autre personne dans les noms pourraient apparaître dans ces documents ou qui seraient reconnaissables de par le lieu ou autre description. Bien entendu Wikileaks s’en défend et affirme faire le nécessaire pour protéger les personnes avant de publier ces informations. Mais de l’autre côté le gouvernement américain avait déclaré que les premiers documents publiés par Wikileaks à propos de la guerre en Afghanistan mettait en péril la vie de personnes.
Il ne s’agit pas ici de dire que le gouvernement américain dit vrai. Mais il faut mettre tout de même ne pas être en admiration béate devant Wikileaks juste parce qu’on a une certaine affection pour celui qui joue rôle de poil à gratter des grands de ce monde.
D’autant plus que le fondateur du site est actuellement sous le coup d’un procès pour viol en Suède. Je vois déjà arriver ceux qui adorent la théorie du complot… Et je m’en réjouis.
Tout ça pour vous dire : réfléchissez un peu, ne vous laissez pas dicter votre pensée par les médias, des articles de presse ou de blog aussi bien écrits soit-ils .
Le 23/01/2012 à 19:39:13
: Sur un site : article intéressant sur la norme WPS. L'article est découpé en 4 page très courtes pour raisons publicitaires : j'ai zappé.